Test de Flight Control Rocket, ça plane pour moi

Flight Control Rocket

Flight Control Rocket ne vient pas de nulle part et avant même de sortir sur l’Appstore il avait une certaine réputation. En effet quand on est développé par les gars de Firemint et quand on est la suite d’un des premiers hits de l’Appstore, il est déjà plus facile de se faire rapidement une place. Mais Flight Control Rocket le mérite, clairement, car Firemint nous a concocté une suite bourrée de qualités. Des évolutions dans à peu près tous les domaines qui font qu’on aura du mal à ouvrir une nouvelle fois le Flight Control premier du nom, c’est ça une vrai suite. Flight Control Rocket est disponible en version universelle à 0.79€.

Des détails qui font plaisir

Flight Control Rocket est donc disponible en version universelle, certes ce n’est pas un exploit pour un jeu sur l’Appstore de nos jours, mais quand on connait Electronic Arts on peut prendre ce petit détail pour une petite victoire. En effet après Mass Effect Infiltrator il semble que l’éditeur soit décidé à proposer tous ses prochains jeux en version universelle, ce qui nous fera certainement économiser quelques sous supplémentaires. Surtout que le titre n’est disponible qu’à 0.79€ alors que Flight Control HD est disponible habituellement à 2.39€, comme quoi Electronic Arts peut être raisonnable, ou généreux, c’est comme on veut.

Le premier détail qui frappe si on compare ce nouvel épisode avec le premier, c’est le changement d’univers et les graphismes, complètement différents. Le jeu se déroule cette fois-ci dans l’espace et on retrouvera donc logiquement des vaisseaux spatiaux, ayant chacun leur petite caractéristique. En ce qui concerne les couleurs, le jeu est très joli et s’éloigne de la réalité pour nous emmener loin, très loin dans l’espace. On notera des changements fréquents de couleur pendant la même partie ( ce qui a malheureusement la conséquence d’arrêter parfois la musique pendant quelques secondes, un petit bug qui devrait être corrigé rapidement ). C’est donc plus joli que le premier épisode, mais pas seulement.

Flight Control Rocket reprend logiquement le même concept que son grand frère, à savoir faire atterrir des engins volants sur des pistes, à la façon d’un Line Drawing. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit en fait de toucher le vaisseau que vous voulez déplacer puis de tracer du bout du doigt sa trajectoire, l’amener sur la piste de la bonne couleur donc, le but étant d’éviter les collisions. Un gameplay toujours aussi exceptionnel, qui est tout de même responsable de hits comme Flight Control donc, mais aussi l’excellent Spy Mouse, des références sur l’Appstore. Simple à prendre en main, difficile à maitriser. C’est un peu la phrase passe partout mais ici elle est tellement vraie.

En effet en seulement une ou deux parties – pour ceux qui n’ont jamais joué au premier épisode – suffira à maîtriser complètement le jeu, mais ce n’est pas pour autant que les parties seront simples, loin de là cette idée. Les parties sont difficiles, complexes et assez longues ( bien que la durée peut-être gérée selon le mode de jeu choisi ). Il suffit de regarder l’image ci-dessus, les vaisseaux sont nombreux, très nombreux et si cette situation n’est pas forcément très fréquente, on perd souvent une vie pour moins que ça, une collision idiote parce qu’on a oublié un vaisseau ou mal négocié une trajectoire, heureusement que lorsque deux vaisseaux sont tout proches de se rentrer dedans, vous avez un petit ralentissement pour sauver votre peau.

Si ça casse, on recommence, encore

Là où Flight Control faisait très fort, au delà de son concept innovant, c’est sa facilité à nous captiver et nous donner envie de recommencer une partie, encore et encore. Mais ici c’est encore plus marquant, les parties sont d’autant plus longues du fait de l’arrivée de vies. En effet le premier épisode vous faisait perdre la partie dès la première collision, ici vous aurez deux chances supplémentaires, des parties qui peuvent donc rapidement passer les dix minutes en mode infini. Une notion de scoring encore plus importante que le précédent épisode donc, on va vouloir recommencer une partie pour battre son record. Surtout que l’on verra que les développeurs ont pensé à tout et le score augmente logiquement à chaque partie grâce à un petit ingrédient.

Les bots, ce sont tes potes

Ce petit ingrédient sont vos amis, ce sont les bots. Et là Firemint a presque fait un jeu freemium qui n’est en fait freemium, mais ce n’est pas gênant, bien au contraire, c’est tellement bon. A chaque partie vous gagnez en effet des petites pièces, monnaie qui pourra s’échanger en achetant des bots, des diamants pour tripler leur expérience ( et oui, il y a même une dose de RPG, les bots gagnent plus ou moins d’expérience suivant votre score, augmentent de niveau et proposent des caractéristiques supplémentaires ), et des batteries pour les recharger. Les recharger, quoi ? Aucune inquiétude, ils se déchargent lentement et on préférera attendre qu’il se recharge tout seul ( quelques dizaines de minutes ) plutôt que dépenser de précieuses pièces. Peut-être allez vous vous énerver sur ce point, mais je ne vous l’aurez pas dit que vous ne l’auriez peut-être jamais remarqué, ce n’est vraiment pas gênant. C’est bien plus une qualité qu’un défaut.

Ces bots, nos potes donc, sont présents au nombre de dix et on chacun une caractéristique différente, cependant vous ne pouvez en utiliser que trois en même temps, il faudrait donc élaborer une petite tactique et aligner les bons bots pour voir son score monter le plus haut possible. Un score qui augmentera donc pratiquement à chaque nouvelle partie puisque les bots gagneront en expérience et auront un impact encore plus important sur votre partie, ce qui facilitera la montée de votre score. Pour exemple certains bots rendent certains vaisseaux indestructibles, vous font gagner plus de points une fois sur dix lors d’un atterrissage d’un vaisseau… On a donc envie de refaire des parties pour gagner de nouvelles pièces et ainsi débloquer les meilleurs bots, bien joué Firemint, tu nous scotches à ton jeu.

Plaisir illimité, ou presque

Chaque partie est différente, et si on évitera de jouer des heures sans s’arrêter, on n’hésitera pas à jouer une ou deux parties de temps en temps, même beaucoup plus en fin de compte. Néanmoins, il sera possible de ressentir une sensation de lassitude, un brin de répétition, mais quand je dis un brin, c’est vraiment pas grand chose. Le jeu nous propose tout de même deux modes de jeu, un infini qui a la caractéristique de gérer les combos en fonction de la couleur ( les combos sont très, très importants dans Flight Control Rocket, on sera prêt à ne pas faire atterrir plusieurs vaisseaux pour par exemple ne s’occuper que des vaisseaux jaunes et ainsi voir son score grimper beaucoup plus rapidement grâce au combo ).

Le second mode de jeu se caractérise du fait de ses étapes. En effet au départ vous commencerez à l’étape 1, puis vous arriverez à l’étape 2, et ainsi de suite. Puis une fois la partie perdue, pour en recommencer une autre vous pourrez choisir l’étape que vous voulez. Ceci pourra en effet réduire considérablement la durée de vie d’une partie puisque plus les étapes avancent, plus les parties seront compliquées. Au final Flight Control Rocket n’a que très peu de défauts, mais comme on est gourmand on aurait peut-être aimé voir d’autres cartes, en effet le vaisseau récepteur est toujours placé au même endroit, mais le jeu libère une telle diversité dans l’ensemble – les vaisseaux sont nombreux et diversifiés – qu’on le pardonnera.

Flight Control Rocket est un hit, encore au dessus du premier épisode. Une fois que l’on aura enchaîné plusieurs parties sur celui-ci, on n’osera plus jamais revenir sur l’ancien qui semble moins frais et beaucoup plus lent. Flight Control Rocket est une suite digne de ce nom, qui introduit de nombreuses nouveautés en gardant cet excellent gameplay de line drawing. Si vous aimez Flight Control, je ne peux que vous conseiller de foncer sur ce nouvel épisode proposé à seulement 0.79€ en version universelle.

Test de Flight Control Rocket, ça plane pour moi
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